La consigne & le réemploi

Sur la voie de la raison

Pour l’Anvers, le choix de mettre en œuvre un dispositif de réemploi des emballages en verre comme alternative à un emballage à usage unique repose sur une analyse complète technique, sociale, environnementale et économique.

Impact écologique

Ce ne sont donc hélas pas des considérations environnementales mais avant tout de nature commerciale qui ont conduit à la disparition de la consigne pour réutilisation au profit des emballages à usage unique ou du recyclage.

En reconduisant la consigne, on met en place une réaction en chaine pour un style de vie durable, d’une manière simple et efficace, afin de ne consommer que ce que l’on est capable de produire, et d’éco-nomiser 4 fois moins d’énergie qu’avec le recyclage. 

Le gain environnemental est conséquent et bien réel puisqu’il se traduit par une baisse des émissions de gaz à effet de serre, des émissions de polluants dans l’air et dans l’eau, et de la masse de déchets en évitant l’équivalent de 500 000 tonnes de déchets d’emballages chaque année. 

En comparaison avec le recyclage, le système de réemploi permet d’économiser jusqu’à 75 % d’énergie et 33 % d’eau. Il impacte donc aussi faiblement que possible sur l’environnement.

Définitivement oui ! La consigne et le réemploi sont écologiquement plus bénéfiques que le recyclage. 

En effet, le bilan énergétique du cycle du recyclage est assez lourd. Il demande une fusion du verre à 1500°C durant 24h, et des distances plus grandes à parcourir jusqu’à l’usine verrière. En revanche, le circuit global que nous vous proposons est beaucoup plus court pour le réemploi. Le processus de lavage des bouteilles est moins énergivore, respectueux de l’environnement et les laveuses sont dans un périmètre qui restera proche. De même, les véhicules employés par L’Anvers pour la collecte et redistribution des contenants sont électriques ou hybrides.

infographie consigne et réemploi
enjeux economiques consigne du verre l'anvers

Enjeux économique

Etroitements liés aux impacts éco-logique, les intérêts économiques sont concrets, nombreux et cohérents, pour tous les acteurs impliqués. Producteurs, consommateurs, distributeurs, recycleurs, régions et villes vertes pour n’en citer que quelques-uns. 

Depuis 1990, les entreprises produisant ce qui deviendra des déchets doivent participer à leur gestion. Elles sont obligées de verser une contribution financière à des organismes qui redistribuent ensuite l’argent aux collectivités.

Problème : la différence entre ce qui est reçu par les collectivités et ce qui est payé par elles pour que le verre soit récupéré dans les conteneurs est négative. Une différence qui se retrouve dans la taxe d’enlèvement des ordures ménagères… et donc pour les contribuables. Une solution : le retour de la consigne et le réemploi du verre.

En rassemblant les coûts supportés par les différents acteurs de la chaîne de réemploi, pour 6 des 7 dispositifs de consigne étudiés, les coûts de gestion sont moindres que dans un système de bouteilles à usage unique. C’est principalement le taux de retour des bouteilles qui permet de réaliser ces économies : plus les consommateurs ramènent les bouteilles consignées, plus le coût diminue, et plus le consommateur interagit, plus il recoit de compensation financière.

Pour les producteurs, le mode de fonctionnement L’Anvers est très attractif à bien des égards. Tant au niveau du coût de la consigne (barème officiel européen) sur lequel nous ne prenons aucune marge que sur le prix des contenants que nous lui livrons après lavage.

écotaxe : l'alternative

La mise en place de l’écotaxe, un des principaux instruments de la politique de l’environnement utilisé dans la perspective du « principe pollueur-payeur » pénalise fortement les producteurs de . L’impact de cette écotaxe génère un surcoût exorbitant que la filière ne peut que difficilement répercuter sur le prix de vente des bouteilles sans risquer de perdre des marchés. Un véritable frein à l’investissement et au développement auquel le retour de la consigne apporte une réponse très concrète et très rentable économiquement.

Grâce à notre fonctionnement de consigne, les acteurs impliqués dans la réutilisation de bouteilles voient leur écotaxe sur la matière mise en circulation diminuer considérablement ! Sur une base de 1000 bouteilles, avec un contrat de 4 ans comme proposé avec L’ANVERS, l’écotaxe pour une cave s’élèvera à 731,40 € au lieu de 2761,70 € ! Pour un brasseur l’écotaxe s’élèvera à 491,20 € au lieu de 1846,50 €.  Plus en détails

écotaxe France alternative économique l-anvers

Avec l’Anvers, sur 4 ans nos producteurs réalisent une économie d’environ 73% pour les vignerons et caves et de 26 % pour les brasseurs.

emplois-verts consigne réseau l-anvers
création d'emplois

L’écologie industrielle et territoriale permet de générer de très nombreux nouveaux emplois. 

Une baisse de consommation liée au réemploi des contenants implique une utilisation moins énergivore des ressources et la mise en pratique des principes d’une économie circulaire vertueuse.

De nombreuses études internationales, évaluatives et prospectives, démontrent que cette économie circulaire constitue un levier important pour la création d’emplois. 

Le réemploi du verre et son système de consigne participent pleinement à la redynamisation des économies locales et permettent de créer ces emplois non délocalisables.

Des emplois qui s’adressent à un large éventail de niveaux de qualification. Les travailleurs les plus qualifiés ont un rôle majeur à jouer dans l’innovation et la conceptualisation de nouvelles boucles de production, tandis que des emplois de moindre qualification sont nécessaires pour entretenir les boucles de matières (logistique de transport, collecte, redistribution,fonctionnement de l’usine de lavage, conditionnement, entretien, etc.). 

Un aspect que nous jugeons essentiel au retour de la consigne.

LA CONSIGNE... BEAUCOUP PLUS VERTUEUSE QUE LE RECYCLAGE !